.

On pourra tout me dire, je continuerais de croire en l'union de l'âme, en cette autre petite clef qui ouvre notre porte, cette partie de nous-même perdue autre part sur cette Terre qui nous attends avec ce même besoin de perfection, avec cette même insatisfaction.
Je me dirais toute ma vie que j'aimerais comme à mes quinze ans, comme cette histoire pour laquelle j'aurais tout fait, cette histoire pour laquelle je mourrais. Tous les jours de ma vie m'attendra la personne rien que pour moi, celle pour laquelle je suis et serai, pour laquelle je donnerais ma vie. D'un coup elle apparaîtra dans ma vie, pour transformer ce monde médiocre en un paradis intense, je lui donnerais tout ce que je pourrais offrir, ma vie s'il le faut, et elle sera là. Elle me donnera la plus belle chose, elle me confiera sa vie, la chose la plus précieuse me sera donnée et j'y ferais attention comme à un trésor inestimable. Je lui dirais je t'aime plus que tout, en me disant que s'il le voulait j'abandonnerais toute chose pour lui, seulement pour son plaisir. Chaque seconde de ma vie sera remplie de sa présence et il ne se passera pas un instant où il ne sera pas en moi, tout prêt. Il éclipsera présent passé et futur, j'oublierai chaque personne en ce monde tant il sera le seul. Je lui donnerais tout, je le jure, devant ce plus beau présent de Dieu, je donnerais mon âme, mon coeur, je ferais tout en mon pouvoir, pourvu qu'elle soit là et qu'elle n'oublie jamais à quel point je l'aime.
Et avec cette certitude, comment accepter des choses si banales.
Il est interdit d'abandonner l'extrême.
Je ne veux jamais mourir.
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 17:59

Oh (un an, voir deux ?)

"Le monde entier est passé par là ce n'est rien..."

C'est ce que je me dis quand je sens cette angoisse me monter à la gorge. Je me repète inlassablement ces mots, encore et encore. L'Amour est le meilleur moyen de perdre la vie tout en restant vivant. C'est une alternative parfaite aux suicidaires prudents. Tomber amoureux c'est vendre son âme à la mort.
Pour la première fois, vous vous êtes senti comblé. Vous pensez ce sentiment puissant et merveilleusement absolu. Il fait toujours beau dehors. Même quand il pleut. Votre bonheur s'articule seulement autour d'une seule âme. La sienne. Vous êtes sûr que ces émotions n'ont jamais été inspirées à quiconque. Vous avez de la peine pour ceux qui n'auront jamais la chance de ressentir une telle force. Le monde s'efface derrière les sourires que vous lui inspirez.. On vous a insufflé la vie. Vous sentez votre être se déployer à travers cet univers exquis. Ce visage aimé a le pouvoir de provoquer en vous des miracles. Il vous redonne le sourire, il vous rassure même dans vos plus grandes angoisses. Il vous donne la certitude qu'être parfaitement satisfait de sa vie est une réalité possible.
Vous vous surprenez à imaginer un avenir radieux à ses cotés. Vous vivez. Et un jour, cette passion s'étiole douloureuement, et chaque déchirure vous fait l'effet d'un coup de poing dans l'estomac. Il vous ignore. Et vous ne restez vite qu'un vague souvenir. Un semblant de bien être. La présence inébranlable a vos cotés s'est effondrée. Et elle a emporté avec elle vos joies. Elle vous a abandonné avec vos peines.
Vous êtes seul maintenant.
Vous vous perdez dans vos souvenirs et vous espérez un futur qui n'arrivera jamais.
Il a oublié. Il a disparu.

Je ne pourrais jamais oublier, moi. Je n'y arrive pas.
Je regarde la vie me quitter chaque jour un peu plus, comme si chaque tentative pour ne pas couler me faisait sombrer plus profondement. Je t'en supplie, aime-moi, aime-moi encore, je ne suis plus rien. Je croise et décroise ma vie autour de toi. Je regarde le temps défiler et mon âme s'agiter pour essayer de s'extriper de ce trou.
Et non, elle restera la.



(vieux, dicté, perdu, et re-perdu, et re-dicté, un soir)
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 17:20

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 18:03

Nothin' In This World That You Can't Be If You Want It Enough

En une soirée j'ai l'impression de m'être replongée un an et demi en arrière.
J'ai besoin de ce morceau de texte.
Et puis. L'entourage, les mots, les sentiments mêlés, plomb en fusion.
Drôle d'idéaux.
Mes idéaux qui ressortent d'un coup, mon besoin de ne pas me résoudre.
Je préfère le rien. Résolument.
Et je me dis que j'y arriverais.
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 16:31

Lili Baise Bien Chez Notre Oncle François Nestor. Napoléon Mangea Allégremment Six Poulets Sans Claquer D'Argent. Katre Cavalier Scandinaves Tirèrent Vaillemment Contre La Montagne FeCoNiCuZn. la Gare de Geneve A(s) Ses Briques Kreuses.

Enfermée sous une tonne de polys de Biocell, rêvant au doux son des clapotis du LCR, je mange en pensant à mon augmentation d'enthalpie -et de mon augmentation d'entropie interne, il faut le dire. Je pense aux mots bientôt encore plus indigestes, comme ce petit sillon collatéral de la moelle allongée reliée à l'entrée de jenesais quel nerf crânien (si, je l'avoue, un des derniers, de mémoire héhé).
BONJOUR BOURRAGE DE CRÂNE.

Je me sens grosse, moche, boutonneuse, énormes cuisses, ventre flasque, cheveux pourris, blablabla de la fille qui en peut plus. En prime j'ai mes règles. Non vraiment là... Jcrois que jsuis de bonne humeur en plus, c'est ça le pire. (j'ai terminé le programme de biocell c'est tet pour ça). Bon point positif, y'a de grands avantages à être confiné chez soi, on voit pas l'hiver. C'est tout le temps la température estivale.

BON ALLEZ C'EST PAS TOUT CA MAIS J'AI UN CONCOURS A FOIRER.

Image: Fibroblastes en microscopie fluorescence.
(ahah ça fait trop genre, on dirait des ptites étoiles trop chou)
Lili Baise Bien Chez Notre Oncle François Nestor. Napoléon Mangea Allégremment Six Poulets Sans Claquer D'Argent. Katre Cavalier Scandinaves Tirèrent Vaillemment Contre La Montagne FeCoNiCuZn. la Gare de Geneve A(s) Ses Briques Kreuses.

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 07:36

Rivers

Je cherchais la réponse dans le ciel éteint, parfois dans les images oubliées. Je me souvenais de la cendre au vent. Un spectre brûmeux, glaçant. Je regardais le fantôme aux membre glacés enfermé derrière le miroir. Dans ses yeux se lisaient la curiosité maladive des condamnés. Derrière ce mur étrange était cet autre monde. Ici, le feu est éteint depuis si longtemps, de sa présence ne subsiste qu'une place aride, dont le chemin est balayé par la poussière et l'oubli.
Le reflet muet se met à hurler. J'ignore pourquoi. Je ne voudrais jamais le savoir.
Rivers

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 12:24

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 12:50